Passer au contenu principal

Blépharoplastie : faut-il corriger les paupières supérieures, inférieures ou les deux ?

Blépharoplastie : faut-il corriger les paupières supérieures, inférieures ou les deux ?
Blépharoplastie : faut-il corriger les paupières supérieures, inférieures ou les deux ?

Un pli de peau au-dessus des yeux, des poches sous les paupières inférieures, une sensation de lourdeur : plusieurs modifications peuvent conduire à envisager une chirurgie des paupières. Elles ne correspondent toutefois pas au même problème et ne nécessitent pas systématiquement le même traitement.

La blépharoplastie peut concerner les paupières supérieures, les paupières inférieures ou les deux. Le choix dépend des tissus à corriger, de la position des paupières et de leur fonctionnement. L’examen médical permet de distinguer ces situations et de discuter les possibilités adaptées. 

Paupières supérieures et inférieures : quelles différences ?

La paupière supérieure est la partie mobile située au-dessus de l’œil. Un excès de peau peut y former un repli plus marqué. La paupière inférieure se situe sous l’œil ; elle peut présenter des poches graisseuses, un excès cutané ou un relâchement.

Ces modifications peuvent coexister, mais elles doivent être examinées séparément. Une personne peut présenter un excès de peau important sur les paupières supérieures sans avoir de problème particulier sous les yeux.

Les paupières ont également une fonction de protection. Leur fermeture et leurs mouvements contribuent à répartir les larmes sur la surface de l’œil. Le projet chirurgical doit donc tenir compte de leur fonctionnement, au-delà de leur apparence. 

Dans quels cas envisager une blépharoplastie supérieure ?

La blépharoplastie supérieure peut être envisagée lorsqu’un excès de peau forme un repli au-dessus de l’œil. Des poches graisseuses peuvent aussi contribuer au volume de la paupière.

Le geste est défini selon les éléments observés : quantité de peau, répartition des volumes et position de la paupière. Il ne consiste pas à retirer systématiquement la même quantité de tissu chez chaque personne.

La gêne ressentie mérite également d’être précisée pendant la consultation. S’agit-il principalement de l’aspect du repli, d’une sensation de lourdeur ou d’une difficulté visuelle ? Ces préoccupations doivent être distinguées pour comprendre la demande et déterminer les examens nécessaires. Source : HUG, indications et consultation avant une blépharoplastie.

Une paupière tombante ne correspond pas toujours à un excès de peau

Le terme « paupière tombante » peut désigner plusieurs situations. Un excès cutané peut recouvrir une partie de la paupière, tandis qu’un ptosis correspond à une position trop basse de la paupière supérieure elle-même.

Cette distinction compte : une correction de peau ne traite pas automatiquement un trouble du mécanisme qui relève la paupière. L’examen permet de rechercher la cause et de discuter, si nécessaire, un geste spécifique. Source : HUG, anomalies de position des paupières.

La position du sourcil intervient aussi dans l’apparence de cette région. Un sourcil abaissé peut accentuer l’impression de lourdeur au-dessus des yeux. L’évaluation doit donc porter sur l’ensemble paupière, sourcil et front, sans conclure d’avance à la nécessité d’un traitement supplémentaire.

Dans quels cas envisager une blépharoplastie inférieure ?

La blépharoplastie inférieure concerne notamment les poches graisseuses et certains excès de peau sous les yeux. Elle peut également nécessiter une attention particulière au relâchement et au soutien de la paupière.

La stratégie varie selon les tissus concernés. En présence de poches sans excès cutané, un abord par l’intérieur de la paupière peut être envisagé. Lorsqu’une correction de peau est nécessaire, une incision près des cils peut être utilisée. Le choix de l’abord ne se fait donc pas uniquement selon la préférence pour une cicatrice : il dépend de l’examen anatomique. Source : Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.

La répartition des volumes compte également. L’analyse ne se limite pas à repérer ce qui dépasse : elle examine aussi les transitions entre la paupière et la joue. Selon les situations, la prise en charge peut comporter un ajustement de la position des tissus graisseux ou du soutien de la paupière. Source : HUG.

Quand discuter une correction des paupières supérieures et inférieures ?

Une correction des deux zones peut être discutée lorsque chacune présente une indication. Elle ne doit pas être considérée comme la suite automatique d’une demande concernant seulement les paupières supérieures.

L’intérêt est de comprendre ce que chaque geste apporterait, mais aussi ce qu’il ajouterait en termes de suites et de risques. La décision doit rester liée aux constatations de l’examen et aux objectifs exprimés.

Une demande générale, comme « avoir l’air moins fatigué », mérite ainsi d’être précisée. Quelle partie du contour des yeux gêne réellement ? Quelles modifications seraient acceptables ? Quelles attentes dépasseraient ce qu’une chirurgie des paupières peut raisonnablement apporter ? Ces questions font partie de la discussion préopératoire.

Que permet de vérifier la consultation ?

La consultation ne sert pas seulement à choisir entre paupières supérieures et inférieures. Elle permet d’évaluer la faisabilité du projet et les éléments susceptibles d’en modifier la préparation.

Il est notamment utile de signaler les problèmes oculaires connus, les interventions précédentes, les traitements en cours et les allergies. Les médicaments, compléments alimentaires et habitudes de consommation doivent être discutés avec le médecin, sans modifier soi-même un traitement prescrit.

L’échange porte aussi sur les résultats envisageables, les risques et les modalités de l’intervention. Préparer ses questions aide à comprendre la proposition et à décider avec des attentes réalistes. 

Quelles différences concernant les suites et les risques ?

Les suites dépendent des gestes réalisés et de la situation individuelle. Elles ne se résument pas au nombre de paupières opérées. Un gonflement, des ecchymoses ou une gêne oculaire peuvent apparaître après l’intervention.

La chirurgie comporte également des risques : troubles de position ou de fermeture des paupières, cicatrisation insatisfaisante, infection ou troubles visuels. Certaines complications peuvent nécessiter un traitement complémentaire. Une atteinte visuelle grave est exceptionnelle mais possible.

Ces informations doivent être expliquées en fonction du projet envisagé. Il n’est pas pertinent de considérer une correction comme dépourvue de risques parce qu’elle paraît limitée. Source : Hôpital ophtalmique Jules-Gonin.

Les informations générales sur la convalescence après une blépharoplastie peuvent aider à préparer les questions à poser. Les consignes individuelles remises par l’équipe soignante restent la référence.

Faire évaluer votre situation à Genève

Le choix entre paupières supérieures, inférieures ou les deux nécessite une évaluation individuelle. Il ne peut pas être arrêté à partir d’un article ou d’une photographie seule.

Vous pouvez contacter le cabinet de la Dre Teresa Rotunno pour demander une consultation et discuter de votre gêne, des possibilités de correction, de leurs limites et de leurs risques.

Découvrez notre galerie avant/après

blépharoplastie Genève
blépharoplastie Genève